Sommeil : ces aliments pourraient favoriser des nuits plus réparatrices, selon une étude

Ce que l’on mange au cours de la journée pourrait avoir une influence sur la nuit qui suit. Des chercheurs ont analysé 4 793 nuits, à partir de données alimentaires recueillies en temps réel et d’enregistrements du sommeil réalisés avec des objets connectés. Leur objectif était de mesurer l’association entre les habitudes alimentaires quotidiennes et la qualité du sommeil.

Les résultats, publiés le 19 août 2026 dans Nature Health, mettent notamment en avant l’importance des fibres et de la diversité des aliments végétaux. Une consommation plus élevée de fibres a été associée à davantage de sommeil profond et de sommeil paradoxal (REM), ainsi qu’à une diminution du sommeil léger et de la fréquence cardiaque nocturne.

Les résultats suggèrent que les aliments végétaux peu transformés peuvent avoir une place importante dans une alimentation favorable au sommeil. Les légumineuses, les lentilles, les fruits, les légumes et les fruits à coque font notamment partie des aliments riches en fibres.

Dans l’étude, une plus forte densité en fibres était associée à une augmentation de 0,59 point de pourcentage du sommeil profond et de 0,76 point du sommeil paradoxal. Le sommeil léger diminuait parallèlement de 1,35 point de pourcentage.

La diversité végétale semble également jouer un rôle. Les chercheurs ont observé qu’un nombre plus important d’aliments végétaux différents consommés au cours d’une journée était associé à une fréquence cardiaque nocturne plus faible.

Les phytonutriments également étudiés

Les chercheurs se sont aussi intéressés à la présence de composés végétaux regroupés sous le terme de phytonutriments. Un indice alimentaire reflétant leur consommation était associé à une proportion plus importante de sommeil paradoxal, à moins de sommeil léger et à une fréquence cardiaque nocturne plus basse.

Ces résultats ne signifient toutefois pas qu’un aliment précis permet à lui seul de mieux dormir. L’étude s’intéresse surtout à la composition générale de l’alimentation et à certaines habitudes alimentaires quotidiennes.

L’étude apporte également un résultat plus nuancé concernant les repas du soir. Les chercheurs ont observé qu’une plus grande proportion des apports énergétiques consommée dans les six heures précédant le coucher était associée à 7,7 minutes de sommeil supplémentaires en moyenne.

Mais cette durée plus longue s’accompagnait aussi d’une légère hausse de la fréquence cardiaque nocturne, de 0,73 battement par minute. Un sommeil plus long ne signifie donc pas nécessairement un sommeil de meilleure qualité.

Les auteurs soulignent par ailleurs que plusieurs autres caractéristiques nutritionnelles étudiées, notamment la répartition à court terme des macronutriments et certains micronutriments, n’étaient pas associées de manière robuste aux paramètres du sommeil après correction statistique.

L’étude éclaire ainsi d’un jour nouveau le lien entre alimentation et sommeil, avec un signal fort en faveur des fibres, de la variété des végétaux et des aliments végétaux peu transformés.

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