Ganvié entre désormais dans le giron protégé de l’État. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 4 mars 2026, le gouvernement béninois a officiellement classé la « Cité lacustre de Ganvié » au patrimoine culturel national, selon le compte rendu de la présidence.
Cette décision se produit dans un contexte où le site subit « des transformations rapides en raison de la pression démographique, de l’évolution des modes de vie, des dynamiques économiques ainsi que des menaces environnementales », précise le document officiel.
Parmi les menaces identifiées par les autorités figurent « la pollution du lac, la dégradation des écosystèmes et les effets du changement climatique ». Ces facteurs fragilisent progressivement cet espace unique, construit entièrement sur pilotis au milieu du lac Nokoué.
Face à cette situation, le gouvernement estime qu’« il urge donc d’assurer une protection efficace à la Cité pour conserver sa valeur historique, culturelle et écologique exceptionnelle ». Le décret adopté formalise ainsi ce classement au patrimoine culturel national.
Un site emblématique du Bénin
Surnommée souvent la « Venise de l’Afrique », la Cité lacustre de Ganvié est considérée comme l’un des sites touristiques et culturels les plus emblématiques du Bénin. Ses habitations sur pilotis, son mode de vie unique et son histoire liée à la résistance contre les razzias esclavagistes en font un lieu d’intérêt majeur.
Son classement au patrimoine culturel national devrait contribuer à mieux préserver ce patrimoine historique et à encadrer les actions de protection et de valorisation du site. Une étape supplémentaire pourrait être franchie si le Bénin obtient, comme il le souhaite, l’inscription de Ganvié au patrimoine mondial de l’UNESCO.
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