Invité régulier du Café des Sports sur RFI, le chroniqueur camerounais Rémy Ngono a livré, vendredi 13 février, une charge sévère contre la Confédération africaine de football (CAF). Un réquisitoire sans détour contre ce qu’il décrit comme une institution en perte de repères, minée par des luttes d’influence et une gouvernance qu’il juge défaillante.
Pour le célèbre analyste, « tout va à vau-l’eau » au sein de la maison mère du football africain. En ligne de mire, le secrétaire général Véron Mosengo-Omba, dont il dénonce la longévité et les affaires judiciaires. Selon lui, plusieurs dossiers lourds existeraient contre le dirigeant, mais feraient l’objet d’un traitement discret, voire d’un étouffement institutionnel.
« Véron Mosengo devrait non seulement être à la retraite, mais il y a aussi des procès, des dossiers très lourds contre lui, qu’on est en train d’étouffer », a-t-il affirmé.
Motsepe sous influence, la CAF fragilisée
Mais la critique la plus dure vise le président de la CAF, Patrice Motsepe. Rémy Ngono dresse le portrait d’un dirigeant affaibli, sans réelle marge de manœuvre stratégique.
« Il réussit aujourd’hui à faire regretter Issa Hayatou, parce qu’on se rend compte qu’actuellement, pratiquement, il est à la remorque d’Gianni Infantino, qu’il ne décide pratiquement de rien et qu’il est totalement absent », a-t-il lancé.
Le chroniqueur va plus loin en mettant en cause la légitimité même de son élection. Selon lui, Motsepe n’aurait pas réellement été choisi par les instances africaines, mais imposé sous l’influence de la gouvernance mondiale du football. « Motsepe n’a pas été élu, il a été imposé par Gianni Infantino. Donc, indirectement, il commence par faire les affaires de l’UEFA et de la FIFA », a-t-il ajouté.
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