vendredi 30 janvier 2026

CAN 2025 : le Maroc a décidé de faire appel des sanctions de la CAF

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) continue de susciter la contestation à Rabat. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a officiellement décidé de faire appel des sanctions infligées à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2026. Des sources proches de l’instance fédérale confirment l’ouverture d’un contentieux juridique entre le Maroc et l’organe dirigeant du football africain.

Au cœur de la contestation figure le rejet de la réclamation marocaine portant sur l’attitude des joueurs sénégalais. La FRMF estime que le retrait temporaire des Lions de la Téranga de la pelouse constitue un abandon de terrain, une situation qui, selon les règlements en vigueur, aurait dû entraîner un forfait. En écartant cet argument, la commission disciplinaire de la CAF aurait, selon Rabat, fait une lecture discutable des textes.

Au-delà du fond, la fédération marocaine pointe une procédure qu’elle juge déséquilibrée. Des sources proches du dossier affirment que les joueurs marocains sanctionnés n’auraient pas bénéficié d’une audition devant le jury disciplinaire, contrairement à certains membres de l’encadrement sénégalais. La FRMF entend s’appuyer sur ce qu’elle considère comme une rupture du principe du contradictoire pour demander une révision des décisions prises.

Les sanctions prononcées apparaissent particulièrement lourdes pour le camp marocain. Le milieu de terrain Ismaël Saibari a écopé de trois matches de suspension assortis d’une amende de 100 000 dollars, soit environ 60 millions de francs CFA. Achraf Hakimi, défenseur du Paris Saint-Germain, a, pour sa part, reçu une suspension de deux rencontres. Au total, la fédération marocaine devra régler 315 000 dollars d’amendes, près de 190 millions de FCFA, liées notamment à l’usage de lasers par des supporters, au comportement des ramasseurs de balles et à l’intrusion de membres du staff technique dans la zone de visionnage de la VAR.

À Rabat, certains responsables soupçonnent la CAF d’avoir recherché un équilibre artificiel des sanctions entre les deux finalistes, au détriment d’une analyse approfondie de la gravité des faits reprochés. La commission d’appel de la CAF se trouve désormais chargée d’examiner ce dossier sensible, qui prolonge, en dehors des terrains, l’une des finales les plus tendues de l’histoire récente de la Coupe d’Afrique des nations.

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