C’est devant une assemblée électrisée, en pleine session d’évangélisation en Tanzanie, que Tonto Dikeh, l’actrice et désormais évangéliste a fait plusieurs révélations sur son passé. D’origine nigériane et habituée aux projecteurs, elle a cette fois-ci, choisi de dévoiler ce qui reste habituellement caché, ses erreurs, ses parts d’ombre, et cette rédemption qu’elle affirme avoir acquise au prix fort.
Debout face à des fidèles suspendus à ses lèvres, elle a retracé son chemin à rebours. Celui d’une jeune femme qui, pour se tailler une place dans un monde qu’elle qualifie de « pervers », s’est peu à peu égarée. « Au beau milieu de mes efforts pour me frayer un chemin dans la vie… j’ai trempé mes mains dans tant de souillures et de fange », a-t-elle confié.
Sans détour, elle a parlé de son passé avec une franchise qui a fait vaciller certains, ému d’autres. Elle raconte avoir rejoint une secte, avoir pactisé avec des forces qu’elle nomme aujourd’hui sans trembler. « J’ai rejoint une secte, j’ai pactisé avec le démon », a-t-elle déclaré.
Mais pour elle, ces années de chaos n’auront pas été vaines. Elles lui ont forgé une expérience intime des ténèbres, une connaissance qu’elle dit désormais retourner en arme de guerre. « Je sais qui il est et je sais qu’il et je sais qu’il n’a plus d’emprise sur moi », a-t-elle affirmé.
Le tournant, raconte-t-elle, est venu d’un appel, une voix, une lumière, une cassure salvatrice. Elle dit avoir entendu Dieu lui signifier sa restauration, non pas malgré ses cicatrices, mais à travers elles. «Aujourd’hui, Dieu a dit… Je vous reprendrai et vous purifierai. Je vous placerai sur des autels pour prêcher mon Évangile », a-t-elle révélé.
Ce témoignage, cru, sans filtre, a divisé. Pour certains, une preuve d’humilité ; pour d’autres, une mise en scène de plus. Mais sur place, dans l’assistance tanzanienne, c’est une vague d’émotion qui a submergé la foule, saisie par cette confession venue bousculer le silence poli des apparences.

