Évangile du jour : ne réduisons pas notre relation à Dieu à des gestes extérieurs

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 1-2.10-14)

En ce temps-là, des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. » Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »

Les paroles des Papes

La pureté —  dit Jésus — n’est pas liée à des rites extérieurs, mais avant tout à des dispositions intérieures. Pour être pur, il ne sert donc à rien de se laver les mains plusieurs fois, si dans notre cœur l’on nourrit ensuite des sentiments mauvais comme la cupidité, l’envie ou l’orgueil, ou des intentions mauvaises comme la tromperie, le vol, la trahison et la calomnie (cf. Mc 7, 21-22). Jésus attire l’attention pour mettre en garde contre le ritualisme, qui ne fait pas grandir dans la bonté, au contraire, il peut parfois conduire à négliger, voire à justifier, en soi-même et chez les autres, des choix et des attitudes contraires à la charité, qui blessent l’âme et ferment le cœur. (…) C’est une double vie et ce n’est pas possible. C’est ce que faisaient les pharisiens. La pureté extérieure sans les bonnes attitudes, les attitudes miséricordieuses avec les autres. Ou, encore, ce n’est pas possible d’être apparemment très juste envers tout le monde, peut-être même faire un peu de bénévolat et quelques gestes philanthropiques, mais ensuite cultiver intérieurement la haine envers les autres, mépriser les pauvres et les derniers, ou se comporter de manière malhonnête dans son travail. Ce faisant, on réduit sa relation avec Dieu à des gestes extérieurs, et on reste intérieurement imperméable à l’action purificatrice de sa grâce, en s’attardant dans des pensées, des messages et des comportements dépourvus d’amour. Nous sommes faits pour autre chose. (Pape François, Angélus, 1er septembre 2024)

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