Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a estimé dimanche 1er mars que les footballeurs qui se couvrent la bouche lors d’altercations devraient être exclus, en réagissant à l’incident impliquant le joueur du Benfica Lisbonne Gianluca Prestianni, accusé d’insultes racistes contre le Brésilien du Real Madrid Vinicius.
« Si un joueur se couvre la bouche et dit quelque chose qui a des conséquences racistes, alors il doit être exclu, évidemment. Il faut présumer qu’il a dit quelque chose qu’il n’aurait pas dû dire, sinon il n’aurait pas eu besoin de se couvrir la bouche », a indiqué le patron de la Fédération internationale de football dans un entretien accordé à Sky Sports.
« Ce sont des actions que nous pouvons et devons entreprendre pour prendre au sérieux notre lutte contre le racisme », a ajouté le dirigeant italo-suisse.
Le contexte de l’affaire
L’UEFA a suspendu provisoirement Gianluca Prestianni en attendant le terme de son enquête après les incidents survenus lors du huitième de finale aller de Ligue des champions entre le Benfica et le Real Madrid, le 17 février. La rencontre, remportée 1-0 à Lisbonne par les Madrilènes, avait été interrompue une dizaine de minutes après que Vinicius s’est plaint d’avoir été traité de « singe » par l’Argentin. Des accusations que ce dernier a réfutées sur son compte Instagram, arguant que le Madrilène avait « malheureusement mal interprété ce qu’il a cru entendre ».
L’entraîneur du Benfica, José Mourinho, qui avait dans un premier temps pris la défense de son joueur, a assuré dimanche que si les faits étaient confirmés par l’enquête, l’Argentin ne rejouerait plus sous ses ordres.
« Bien sûr, dans le cadre d’une procédure disciplinaire, il faut analyser la situation et rassembler des preuves, mais nous ne pouvons pas nous contenter de cela à l’avenir », a déclaré Gianni Infantino.
« Nous devons agir avec fermeté et de manière dissuasive. Peut-être devrions-nous envisager non seulement de punir, mais aussi de changer notre culture et de donner la possibilité aux joueurs ou à toute personne ayant commis une faute de présenter des excuses. On peut faire des choses qu’on regrette sous le coup de la colère, s’excuser, et la sanction doit alors être différente. Nous devrions peut-être envisager cette possibilité », a-t-il également dit.
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