Alors que l’Assemblée nationale examine jusqu’au 24 février le projet de loi sur la fin de vie, les évêques de France montent au créneau. Dans un communiqué publié le 13 février, ils ont appelé les catholiques à une journée de « jeûne et de prière » ce vendredi 20 février, premier vendredi de Carême, pour alerter sur « la gravité des enjeux » du texte.
Porté par le député Olivier Falorni, le projet de loi prévoit la création d’un « droit à l’aide à mourir » sous conditions, avec administration d’une substance létale par le patient lui-même ou, s’il n’en est pas capable, par un médecin ou un infirmier. Pour les évêques, « le texte qui va être soumis au débat entraîne clairement notre pays sur la voie de l’euthanasie et du suicide assisté, avec des mesures graves comme l’absence de clause d’établissement ou le délit d’entrave ».
Le texte est examiné pour la deuxième fois à l’Assemblée nationale, après un premier rejet au Sénat fin janvier. Les députés se prononceront par un vote solennel le 24 février. Un nouvel examen est ensuite prévu au Sénat du 1er au 3 avril.
En « communion avec le pape Léon XIV », la conférence des évêques de France a demandé à tous les diocèses de partager le communiqué, notamment « lors des messes dominicales » ou « à l’occasion de la messe du mercredi des Cendres ». L’objectif de cette action est d’éclairer les consciences des parlementaires et des citoyens sur ce que l’Église considère comme une atteinte au respect de la vie humaine.
