Le Gangbé Brass Band traverse une période d’incertitude en France. Six musiciens béninois de cette fanfare, créée à Cotonou en 1994, ont reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF), tout comme leurs familles. La décision administrative leur a été notifiée le 15 juillet 2026, rapporte Libération.
Reconnu pour son mélange de jazz, de rythmes traditionnels béninois et de musique vodou, le groupe s’est fait connaître sur la scène européenne dès la fin des années 1990. Il a depuis enregistré plusieurs albums, notamment avec un label belge, et effectué de nombreuses tournées à l’international.
Les musiciens se sont installés en France en 2022 avec un visa « passeport talent ». Leur activité reposait notamment sur une trentaine de dates de concerts. Mais la diminution des engagements au cours de l’été a fragilisé leur situation.
Selon Libération, l’administration reproche notamment à deux membres du groupe de ne pas avoir disposé de ressources suffisantes durant leurs quatre premières années en France, d’après une bénévole qui les accompagne dans leurs démarches. Un musicien affirme pourtant n’avoir rencontré aucune difficulté depuis leur arrivée.
À Douarnenez, dans le Finistère, où vivent trois membres de la formation, la situation suscite également des inquiétudes. Le contrat d’un tromboniste recruté par l’école de musique est bloqué en raison de l’absence de visa. La mairie a saisi le préfet sur ce dossier.
Pour Ebenezer et Prosper, un référé a été rejeté en août. Leur recours doit être examiné le 19 novembre par le tribunal administratif de Rennes.
Une pétition réclame l’abrogation des OQTF et alerte sur les conséquences possibles pour l’activité du groupe. Plus d’une trentaine de concerts seraient menacés d’annulation si les musiciens ne peuvent poursuivre leur activité en France.
L’examen du recours prévu en novembre constitue une prochaine étape dans ce dossier, dont l’issue déterminera la suite du séjour des deux musiciens concernés.
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