Sous les regards tournés vers la cour Saint-Damase, le cérémonial se perpétue. Ce mercredi 6 mai, 33 nouvelles recrues de la Garde suisse pontificale prêtent serment au Vatican, en présence du pape Léon XIV.
Le choix du 6 mai ne relève pas du hasard. Il renvoie au Sac de Rome de 1527, au cours duquel 147 gardes suisses ont perdu la vie en protégeant le pape Clément VII. Un sacrifice devenu le socle symbolique de cette institution tricentenaire.
Avec un effectif moyen de 134 hommes pour un objectif de 135, la Garde suisse reste la plus petite armée du monde. En 2025, elle a été mobilisée pour 274 événements officiels, un rythme qui témoigne de l’intensité de ses missions.
Les conditions de service ne sont pas sans contrainte. Sous les chaleurs estivales dépassant les 40°C, les gardes en uniforme traditionnel doivent enchaîner les rotations, entre cérémonies, sécurité et protocoles.
Une vie de caserne bien organisée
Derrière l’image d’Épinal, une logistique bien rodée. Cinq religieuses albertines assurent la restauration quotidienne, avec plus de 29 000 repas servis à midi en 2025. La blanchisserie suit le rythme, avec une hausse de 55 % du nettoyage des uniformes.
Fait moins connu, la Garde suisse compte aussi une vie familiale. Si les recrues doivent être célibataires à l’entrée, 28 gardes sont aujourd’hui mariés et 26 enfants vivent au sein de la communauté.
L’année 2025 s’annonce également comme une année de bascule dans l’univers médiatique. Avec plus de 4 000 mentions dans les médias et une communauté numérique en expansion, la Garde suisse gagne en visibilité.
Soutenue par plus d’un million de francs suisses de dons, elle investit dans la formation, l’accompagnement des familles et la reconversion de ses membres.
Entre héritage historique et exigences contemporaines, la Garde suisse pontificale continue d’incarner une institution unique, où discipline militaire et fidélité au Saint-Siège se conjuguent au quotidien.
