En Italie, une situation à la fois insolite et révélatrice agite déjà les villages olympiques. À quelques jours de l’ouverture officielle des Jeux olympiques d’hiver 2026, les 10 000 préservatifs mis à disposition des athlètes ont été épuisés en moins de trois jours.
Sur les sites olympiques répartis entre Milan, Cortina d’Ampezzo et Antholz-Anterselva, le froid hivernal contraste avec l’intensité de la vie dans les villages. Comme à chaque édition, les préservatifs figurent parmi les équipements standards mis à disposition des sportifs, symbole discret mais constant de la réalité sociale des grands événements sportifs.
Pour ces Jeux italiens, environ 10.000 unités avaient été prévues, soit une moyenne de trois par athlète. Un volume largement inférieur à celui des Jeux de Paris 2024, où près de 300.000 préservatifs avaient été distribués.
Le résultat ne s’est pas fait attendre. En moins de soixante-douze heures, l’intégralité du stock a été écoulée. Un athlète, cité par la presse italienne sous couvert d’anonymat, confirme la situation. « Les stocks ont disparu en trois jours. On nous a promis un réapprovisionnement, mais aucune date n’a été communiquée », a-t-il rapporté. Une pénurie qui crée un malaise logistique, mais aussi sanitaire, dans un contexte où la prévention reste un enjeu majeur lors des grands événements sportifs.
Malgré la dispersion géographique des sites de compétition, la dynamique sociale propre aux Jeux demeure intacte. Les échanges entre délégations, la proximité dans les villages et l’intensité de l’événement favorisent des interactions rapides et multiples. Cette réalité, connue de longue date par les comités d’organisation, explique la présence systématique de dispositifs de prévention dans les villages olympiques.
La comparaison avec Paris 2024 souligne une différence d’anticipation. Là où les organisateurs français avaient prévu un stock massif, l’organisation italienne a opté pour un volume réduit, visiblement sous-estimé face aux besoins réels. La différence entre les projections et la consommation réelle met en évidence une erreur d’appréciation.
Dans la foulée, les organisateurs ont assuré qu’un nouveau stock serait livré prochainement. En attendant, cette pénurie inattendue devient l’un des premiers symboles médiatiques des JO d’hiver 2026. Preuve que, dans les grands événements sportifs, la logistique ne concerne pas seulement les stades, la neige ou les médailles, mais aussi la prévention et la gestion de la vie quotidienne des athlètes.
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