Le rappeur marseillais Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a été condamné à sept ans de réclusion criminelle avec mandat de dépôt pour le viol d’une jeune femme en octobre 2021. La cour criminelle de Paris a rendu son verdict ce jeudi 19 février à l’issue d’un procès de plusieurs jours, retenant « l’absence de consentement » de la victime.
Dans ses motivations, la cour a souligné que la plaignante avait, « de façon constante », déclaré « qu’elle dormait » et que « la douleur de la pénétration l’avait réveillée ». La justice a estimé qu’elle « était susceptible de ne pas être en état d’exprimer un consentement libre et éclairé », s’appuyant notamment sur les « témoignages constants des deux témoins » présents dans la chambre cette nuit-là.
La jeune femme, âgée de 20 ans à l’époque, avait déposé plainte en octobre 2021. Ce soir-là, après une soirée dans une boîte de nuit du 9e arrondissement, Naps avait proposé de prolonger la nuit dans son hôtel près de la gare de Lyon. Dans la chambre, la plaignante, ses deux amies et le rappeur s’étaient couchés dans le même lit, sans se dévêtir. Mais durant la nuit, la jeune femme a raconté avoir senti quelqu’un lui baisser ses sous-vêtements, avant d’être réveillée par la « douleur d’une pénétration vaginale ». Des traces d’ADN du rappeur ont été retrouvées sur ses vêtements, ainsi qu’une lésion au niveau de l’hymen.
Tout au long de la procédure, Naps a maintenu qu’il s’agissait d’un rapport consenti. « Jamais de la vie ça ne me viendrait à l’idée d’avoir un rapport avec une personne endormie, c’est impossible. Ce n’est pas moi », avait-il déclaré lors du procès. À l’annonce du verdict, le rappeur de 40 ans, l’air abattu, a pris sa femme dans ses bras. La plaignante, elle, a fondu en larmes de soulagement.
Naps avait également été mis en examen en juillet 2024 dans le Var pour viols et agressions sexuelles après les plaintes de trois jeunes femmes, des accusations qu’il conteste également. Ces dossiers devront suivre leur cours.
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