En décembre 2025, la Fédération nigériane de football (NFF) a officiellement saisi la FIFA pour contester l’éligibilité de plusieurs cadres de la sélection congolaise. Abuja estime que certains joueurs binationaux alignés lors de la rencontre décisive ne rempliraient pas les conditions requises par la législation congolaise. Les noms d’Aaron Wan-Bissaka, Epolo, Mario ou encore Axel Tuanzebe figurent au cœur de la plainte.
Selon la thèse nigériane, ces internationaux auraient conservé leurs passeports européens sans renoncer formellement à leurs citoyennetés antérieures, ce qui constituerait une violation du droit congolais, qui ne reconnaît pas la double nationalité. Le secrétaire général de la NFF, Dr Sanusi Mohammed, affirme que la FIFA aurait été « induite en erreur » lors de la validation administrative de ces joueurs.
Face à ces accusations, la Fédération congolaise et les autorités sportives de la RDC opposent un démenti catégorique, soutenant que tous les joueurs concernés ont été régulièrement enregistrés et validés par les instances compétentes. Une première décision de la FIFA aurait d’ailleurs déjà rejeté les contestations nigérianes. Mais Abuja continue de réclamer un réexamen approfondi du dossier.
Du côté des Super Eagles, l’espoir d’un repêchage administratif reste vivace. Alexander Iwobi, cadre de la sélection nigériane, l’a exprimé publiquement. « Nous attendons toujours. J’espère que nous pourrons aller à la Coupe du Monde 2026… beaucoup de mes coéquipiers n’ont jamais connu le Mondial », a-t-il déclaré. Une déclaration qui illustre l’attente et la tension qui entourent ce dossier.
Pendant ce temps, la RDC poursuit sa préparation en vue des barrages intercontinentaux, avec la volonté d’avancer sportivement malgré l’incertitude. À Kinshasa, la confiance demeure quant à une validation définitive par la FIFA.
Entre Lagos et Kinshasa, le duel a quitté le terrain pour les bureaux. Ce bras de fer administratif illustre les zones de friction entre les législations nationales et les règlements internationaux du football. Désormais, c’est à la FIFA qu’il revient d’arbitrer ce conflit, don’t l’issue pourrait peser lourd sur la route vers le Mondial 2026.