Retrait du titre de champion au Sénégal : la FSF dénonce un « attentat au football »

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Neuf jours après la décision de la CAF de retirer au Sénégal le titre de champion d’Afrique, la colère ne retombe pas. Ce jeudi 26 mars, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, a livré une déclaration très dure.

« L’heure est grave », a-t-il lancé. Face à ce qui s’apparente au braquage administratif le plus grossier de l’histoire, la Fédération sénégalaise de football ne compte pas se laisser faire. Pour elle, il s’agit de défendre les joueurs spoliés de leur victoire sur le terrain, l’intérêt du football africain et des prisonniers victimes d’un chantage diplomatique injustifiable.

Me Seydou Diagne, avocat, était également présent. Pour lui, la décision du jury d’appel est une aberration. « On ne peut même pas considérer cela comme une vraie décision de justice sportive, tellement elle est grossière, absurde, irrationnelle. C’est une atteinte inadmissible aux droits fondamentaux de notre fédération. Je ne vais pas vous raconter cette pièce de théâtre du 17 mars, parce que je sais que vous n’allez pas me croire », a-t-il affirmé.

Il parle d’un « attentat au football » et dénonce le déroulement de l’audience. « Neuf jours après, la présidente de la juridiction n’a toujours pas levé la séance. Voilà comment les droits de notre fédération ont été violés. C’est un attentat au football, à la discipline sportive. Remettre en cause l’intangibilité de la décision arbitrale, violer les lois 5 et 6 du jeu, c’est s’attaquer à la discipline. Ce que le Maroc a fait faire à la CAF », a-t-il évoqué.

L’avocat s’inquiète aussi des conséquences pour l’avenir du sport en ces termes : « Si le monde du football et le Tribunal arbitral du sport laissent faire, le vainqueur de la prochaine Coupe du monde pourrait aussi se décider dans les cabinets d’avocats. Former de grands avocats pour avoir des étoiles sur le maillot, c’est ça le sens de cette décision ».

Il trouve également « gênant de faire une demande pour récupérer un titre deux mois après ». Et souligne qu’aucune décision de la CAF n’a ordonné la restitution des médailles et du trophée gagnés sur le terrain.

Me Pierre-Olivier Sur, autre avocat présent, a enfoncé le clou : « Ce que veulent nos adversaires, c’est une médaille empoisonnée. Notre rôle est de trouver les causes de ce poison. On ne sait pas encore s’il y a eu de la corruption, mais on y travaille. C’est quelque chose qui ne nous va pas, qui semble pourri. S’il y en a, dans notre métier, on appelle cela du pénal ».

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