Une nouvelle étape s’ouvre pour le patrimoine culturel togolais. Réuni en Conseil des ministres ce mardi 25 février 2026, le gouvernement a validé la mise en place d’un comité national dédié à la récupération de plus de huit mille biens culturels actuellement conservés dans des musées étrangers. Cette initiative s’inscrit dans le mouvement continental de restitution du patrimoine africain.
En effet, le gouvernement togolais a estimé en Conseil des ministres que « la question de la restitution des biens culturels africains constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la préservation de notre mémoire collective et la valorisation de notre patrimoine ». Il a souligné que cette démarche « s’inscrit dans une dynamique internationale qui reconnaît la nécessité de rendre aux peuples africains les objets et archives qui témoignent de leur histoire et de leur identité ».
Selon le communiqué officiel, « les recherches menées indiquent que plus de huit mille (8 000) objets — composés d’artéfacts (objets d’art, culturels et religieux), d’archives (documentaires, sonores, photographiques, cinématographiques) ainsi que de restes humains et animaux — sont conservés dans plusieurs musées étrangers ».
Le conseil des ministres a donc autorisé la création d’un comité national pour la restitution des biens culturels. Sa mission sera de coordonner et d’encadrer le processus de restitution, en engageant les démarches nécessaires auprès des institutions étrangères détentrices de ces objets.
La décision du Togo intervient peu après la restitution du « tambour parleur » Djidji Ayôkwé à la Côte d’Ivoire par la France, 110 ans après son départ. D’autres pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Ghana ou le Bénin, ont également obtenu la restitution d’une partie de leurs biens culturels ces dernières années, dans le cadre d’une prise de conscience croissante de l’importance de ces objets pour le patrimoine et l’identité des peuples africains.
