En France, le parquet de Bordeaux a annoncé avoir fait appel de la décision de justice rendue le 17 juillet concernant un couple de Français accusé d’avoir projeté de sacrifier leur fils de cinq ans dans le désert du Sahara. Les magistrats contestent la relaxe partielle prononcée, notamment sur les faits d’association de malfaiteurs.
Le couple, deux animateurs d’une école de musique, avait été condamné à 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans, pour manquement à leurs obligations parentales. Le père, Florian L., 42 ans, a également reçu une injonction de soins. Il a quitté libre l’audience.
Le ministère public, qui avait requis des peines de prison ferme (six ans pour le père, quatre pour la mère) reproche au couple d’avoir voulu organiser le « sacrifice » de leur enfant au Maroc, le jour de Noël 2023, afin qu’il « ressuscite comme Jésus ».
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L’affaire avait été révélée après un signalement d’une tante de l’enfant, quelques jours avant le départ du couple. Les deux parents avaient été interpellés par la Guardia civil le 21 décembre à Algésiras, en Espagne, alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer pour Tanger avec leur fils.
Devant le tribunal, Florian L. a affirmé avoir été investi d’une mission divine après une « rencontre avec Dieu » dans la forêt de Gironde, en novembre 2023. Il dit être guidé par l’amour et la foi chrétienne, bien qu’il défende des convictions complotistes.
L’expertise psychiatrique a écarté toute pathologie mentale lourde, évoquant plutôt des « bouffées délirantes ». L’enfant, aujourd’hui hors de danger, a été confié à ses grands-parents.
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