Israël : Benjamin Netanyahu annonce une occupation rapide de la ville de Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche que son armée occuperait la ville de Gaza « assez rapidement », dans le cadre d’un projet d’instauration d’une « administration civile » dans cette enclave palestinienne.

Lors d’une conférence de presse, le dirigeant israélien a précisé que l’armée contrôlait déjà « environ 70 à 75 % de Gaza », mais qu’il restait « deux bastions à conquérir » : la ville de Gaza et les camps centraux d’Al-Mawasi, situés dans le sud. Selon lui, le calendrier fixé pour l’opération est court.

Vendredi, le cabinet de sécurité israélien a validé ce projet, qui suscite de vives critiques à travers le monde. De nombreux gouvernements et organisations de défense des droits humains dénoncent une occupation qui risque d’aggraver la crise humanitaire déjà dramatique dans le territoire.

Pourtant, Benjamin Netanyahu justifie son plan par la volonté de désarmer le Hamas, de libérer les otages israéliens, de démilitariser Gaza et de maintenir un contrôle sécuritaire israélien, tout en confiant la gestion de l’enclave à « une administration civile non israélienne » dirigée par des tiers, ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne. Le projet prévoit également la création d’une zone tampon à la frontière.

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Depuis le 2 mars, Israël garde fermés tous les points de passage avec Gaza, empêchant l’entrée massive d’aide humanitaire. Seules de petites cargaisons sont autorisées, nettement insuffisantes face aux besoins urgents de la population.

Le Programme alimentaire mondial estime qu’un tiers des habitants de Gaza n’a pas mangé depuis plusieurs jours, décrivant une situation « sans précédent » en termes de famine et de désespoir. L’ONU évalue à plusieurs centaines le nombre de camions nécessaires chaque jour pour éviter une catastrophe alimentaire.

La guerre menée par Israël depuis octobre 2023 a déjà causé la mort de plus de 61 400 personnes et plongé l’enclave dans une catastrophe humanitaire. En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Israël fait également l’objet d’une procédure pour génocide devant la Cour internationale de justice. Malgré ces accusations, le gouvernement israélien semble déterminé à poursuivre son offensive et à imposer son plan d’occupation, au risque d’accroître l’isolement diplomatique du pays.

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