La marche, exercice simple et accessible à tous, pourrait avoir un impact significatif sur la santé cardiovasculaire. Une étude récente publiée dans BMJ Heart montre que la vitesse de marche influence le risque de développer des anomalies du rythme cardiaque.
L’étude, dirigée par le professeur Jill Pell de l’université de Glasgow, s’est appuyée sur les données de 420 925 participants de la UK Biobank, dont 81 956 ont fourni des informations précises sur leur temps de marche à différents rythmes. Les participants ont été classés selon leur vitesse : lente (<4,8 km/h), moyenne (4,8-6,4 km/h) et rapide (>6,4 km/h).
Les résultats sont probants. Les marcheurs moyens présentent un risque réduit de 35 % d’anomalies du rythme cardiaque sur environ 13 ans, comparés aux marcheurs lents. Les marcheurs rapides voient ce risque diminuer encore davantage, de 43 %. Ces anomalies incluent la fibrillation auriculaire, la tachycardie et la bradycardie, fréquentes chez près d’un adulte sur cinq en France.
Les chercheurs soulignent toutefois que l’étude est observationnelle : elle ne permet pas de confirmer un lien direct de cause à effet. La mesure du rythme de marche reposait sur l’auto-déclaration des participants, et l’échantillon était majoritairement blanc (97 %) avec un âge moyen de 55 ans, limitant la représentativité.
Malgré ces limites, l’équipe estime que ces résultats sont biologiquement plausibles. Le rythme de marche rapide serait lié à des facteurs métaboliques protecteurs, eux-mêmes associés à une réduction du risque d’arythmie. Une découverte qui laisse espérer qu’un geste simple et quotidien, comme accélérer sa marche, pourrait contribuer à préserver la santé cardiaque.
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