La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a assuré mardi à la télévision publique que le pays était dirigé par ses propres autorités et non par un « agent extérieur ». Cela contredit les propos récents du président américain Donald Trump.
Trois jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines, Mme Rodriguez a affirmé que « le gouvernement du Venezuela gouverne notre pays, personne d’autre » et qu’« aucun agent extérieur ne dirige le Venezuela ». Elle a qualifié l’opération américaine d’« illégale » et contraire au droit international, qualifiant l’arrestation de Maduro et de sa compagne Cilia Flores d’« enlèvement ».
Dans le même discours, la présidente par intérim a rendu hommage aux soldats vénézuéliens et cubains tués lors de l’opération militaire américaine, que les autorités vénézuéliennes chiffrent à 55 morts.
La position de Mme Rodriguez s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Caracas et Washington. Donald Trump avait récemment déclaré que les États-Unis se trouvaient « aux commandes » du pays après la capture de Maduro, sans préciser comment cela se traduirait politiquement ou administrativement.
Rodriguez prête serment en tant que présidente par intérim après avoir été vice-présidente de Maduro, et elle affirme que le peuple vénézuélien se tient ferme pour défendre sa patrie, soulignant la souveraineté nationale malgré la pression extérieure.
La situation reste volatile à Caracas, entre offensives diplomatiques américaines, réactions de l’armée et de la classe politique, et appels à respecter la légalité constitutionnelle pour organiser de nouvelles élections.
