Les États-Unis envisagent une présence prolongée au Venezuela après l’opération militaire qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro. Dans un entretien accordé au New York Times et publié jeudi 8 janvier 2026, Donald Trump a déclaré que le contrôle américain du pays sud-américain pourrait durer « bien plus longtemps » qu’un an, sans avancer de calendrier précis.
Interrogé sur la durée de cette supervision, le président américain a expliqué que « seul le temps le dira », tout en laissant entendre que l’engagement de Washington s’inscrirait dans la durée. Cette déclaration intervient alors que des responsables de son administration ont indiqué que les États-Unis comptaient prendre la main sur la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une période indéterminée.
Selon Donald Trump, cette stratégie viserait une reconstruction économique du pays. Le chef de la Maison Blanche a affirmé vouloir « reconstruire le Venezuela de manière rentable », en s’appuyant notamment sur ses vastes ressources pétrolières. Il a soutenu que cette approche permettrait à la fois de faire baisser les prix mondiaux du pétrole et de fournir des revenus au Venezuela, confronté à une crise économique profonde depuis plusieurs années.
À Caracas, le bilan humain de l’opération américaine continue de susciter une vive émotion. Le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a annoncé que l’assaut éclair mené dans la nuit du 2 au 3 janvier, baptisé « Absolute Resolve », aurait causé la mort d’au moins 100 personnes, avec un nombre comparable de blessés. Selon les autorités vénézuéliennes, l’opération, qui a duré moins de cinq heures, s’est soldée par de lourdes pertes au sein des forces de sécurité.
Diosdado Cabello a également affirmé que Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, avaient été blessés lors de leur capture par l’armée américaine. Il a précisé que l’ex-président aurait subi une blessure à la jambe, tandis que son épouse aurait été touchée à la tête et au corps. Les autorités assurent que leur état de santé reste stable.
Dans le pays, l’état d’urgence demeure en vigueur. Des groupes paramilitaires patrouillent dans les rues de Caracas afin de maintenir l’ordre, tandis que toute expression jugée favorable à l’intervention américaine expose désormais à des poursuites. L’avenir politique du Venezuela se joue désormais sous étroite surveillance internationale.
