La victoire du Maroc face au Cameroun (2-0), vendredi soir en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, continue de susciter de vives réactions, bien au-delà du continent africain. Au cœur des débats, la prestation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida, accusé par plusieurs observateurs d’avoir favorisé le pays hôte lors de cette rencontre décisive.
En France, les critiques ont pris une ampleur particulière sur le plateau de L’Équipe du Soir. Le journaliste Grégory Schneider a livré une charge sévère contre l’arbitrage. ce dernier estime que certaines décisions ont lourdement pesé sur le sort du match. Selon lui, la situation dépasse le cadre des simples faits de jeu et porte atteinte à la crédibilité de la compétition.
« Ce qui serait bien, c’est qu’on leur donne directement la coupe », a-t-il lancé. Le journaliste a ensuite cité plusieurs actions litigieuses, dont un contact jugé illicite de Nayef Aguerd sur Christian Kofane dans la surface marocaine, ainsi que des phases de jeu camerounaises interrompues de manière contestable.
L’action la plus commentée reste toutefois celle impliquant Bryan Mbeumo à la 70e minute, alors que le Maroc ne menait que d’un but. L’attaquant camerounais a affirmé après la rencontre avoir ressenti un contact clair. Pour lui, les images confirment l’existence d’un penalty. Sans remettre en cause l’ensemble du match, il reconnaît que cette décision laisse des regrets.
Du côté du staff camerounais, le sélectionneur David Pagou a adopté une posture plus mesurée. Il rappelle que l’arbitre reste le seul maître du jeu et qu’une erreur demeure toujours possible dans une rencontre de haut niveau.
Face aux accusations d’« arbitrage maison », le sélectionneur marocain Walid Regragui a répondu fermement. Il affirme que son équipe subit elle aussi des décisions discutables et rappelle des épisodes passés où le Maroc s’estime lésé. Selon lui, la victoire repose avant tout sur le terrain et sur les statistiques du match.
Sur les réseaux sociaux, la controverse demeure vive. Certains supporters marocains évoquent également des pénalties non sifflés en faveur de leur équipe. Une certitude s’impose toutefois. L’arbitrage s’affirme comme l’un des sujets les plus sensibles de cette CAN 2025, et ce quart de finale Maroc–Cameroun en constitue l’un des épisodes les plus marquants.
