L’Afrique présente des rythmes de croissance variés. Certains pays enregistrent des progrès solides, tandis que d’autres restent freinés par des défis économiques persistants. Malgré un endettement élevé et une forte sensibilité aux marchés mondiaux, plusieurs économies pourraient connaître une performance exceptionnelle en 2026, à condition de consolider leurs politiques économiques.
Selon un rapport récent de l’Economist Intelligence Unit, plusieurs nations d’Afrique de l’Ouest et de l’Est pourraient franchir le seuil des 6 % de croissance. Cette dynamique repose sur des investissements importants dans les infrastructures, l’énergie et le numérique. Ces initiatives renforcent la productivité et stimulent le commerce, tout en créant des emplois et en améliorant la compétitivité régionale.
En Afrique de l’Ouest, des pays comme le Sénégal, la Guinée, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Niger bénéficient d’une urbanisation rapide et de projets structurants. Les investissements énergétiques et l’expansion des services numériques favorisent la production locale et l’intégration des marchés. Ces facteurs offrent aux économies de la région une marge de manœuvre pour soutenir la croissance et améliorer les conditions de vie.
En Afrique de l’Est, l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda suivent une trajectoire similaire. La modernisation des infrastructures et la diversification économique permettent à ces pays de mieux résister aux chocs extérieurs. Le développement des réseaux urbains et des services numériques renforce la résilience et soutient l’expansion des secteurs productifs.
D’autres nations, comme la Libye et le Mozambique, se distinguent également grâce à des investissements ciblés dans l’énergie et les infrastructures, susceptibles de stimuler la croissance et d’attirer davantage de capitaux étrangers.
Le rapport souligne toutefois la nécessité d’une gestion prudente des finances publiques. Les gouvernements doivent poursuivre des réformes budgétaires et structurelles afin de consolider les acquis et limiter les vulnérabilités liées à l’endettement.
Ces perspectives confirment que l’Afrique peut tirer parti d’opportunités sectorielles spécifiques tout en restant vigilante face aux contraintes financières. La clé réside dans une combinaison d’investissements stratégiques, de diversification économique et de discipline budgétaire.
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