Interpellé et maintenu en garde à vue pendant cinq jours, l’activiste politique ivoirien Jean François Kouassi a été présenté au procureur de la République ce lundi 12 janvier 2026. À l’issue de son audition par le parquet, il a été placé sous mandat de dépôt et transféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).
Jean François Kouassi est poursuivi pour « trouble à l’ordre public » ainsi que pour « diffamation et dénonciation calomnieuse ». Selon Kevin Mian, candidat recalé à la dernière élection présidentielle, l’arrestation de l’activiste fait suite à une plainte déposée par la ministre de la Fonction publique, Anne Ouloto.
Lors de l’audience, la défense a introduit une demande de remise en liberté provisoire, dans l’attente de l’ouverture du procès. Cette requête n’a toutefois pas convaincu le parquet. Le rejet de cette demande a conduit à la délivrance immédiate d’un mandat de dépôt.
« N’étant ni un criminel ni un bandit, nous avions sollicité une citation directe à comparaître afin qu’il puisse regagner son domicile et se présenter librement à l’ouverture du procès », a expliqué la défense. Une démarche restée sans suite favorable.
Toujours selon Kevin Mian, des intermédiaires auraient suggéré à l’activiste de présenter des excuses à la ministre Anne Ouloto, dans l’espoir d’un retrait de la plainte. Une option que Jean François Kouassi aurait refusée. « En tant que citoyen, il est de notre devoir d’interpeller les autorités, de défendre nos concitoyens et de porter des valeurs. Si cela doit avoir un prix, je l’assume », aurait-il déclaré.
À l’origine de cette affaire, Jean François Kouassi dénonçait des irrégularités présumées autour d’un concours de recrutement des agents d’encadrement de la douane. Il estimait que le processus s’était déroulé dans un flou total, en violation des règles établies, et avait publiquement interpellé la ministre concernée, allant jusqu’à suggérer son audition.
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