L’accès à Internet sera interrompu en Ouganda à partir de ce mardi 13 janvier 2026 à 15 heures TU, à deux jours de l’élection présidentielle et des législatives prévues jeudi. L’information ressort d’un courrier officiel de la Commission des communications de l’Ouganda (UCC), adressé aux fournisseurs d’accès et relayé par plusieurs médias locaux.
Dans cette correspondance, l’autorité de régulation justifie la décision par des impératifs de sécurité électorale. Selon l’UCC, la suspension des services Internet vise à limiter la diffusion de la désinformation en ligne, à prévenir la fraude électorale et à réduire les risques connexes, notamment les appels à la violence susceptibles de troubler l’ordre public durant le processus électoral.
La durée exacte de cette coupure n’a pas été précisée. Le courrier évoque une interruption pour une période indéterminée. Les opérateurs de télécommunications ont été instruits de se conformer immédiatement à la directive.
Cette mesure survient dans un contexte politique tendu, marqué par une campagne électorale fortement suivie et par une utilisation massive des réseaux sociaux par les partis politiques, les candidats et la société civile. Internet constitue, pour de nombreux Ougandais, un canal central d’information, de mobilisation et d’expression politique.
La coupure annoncée ravive les critiques formulées par les organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression, qui dénoncent régulièrement le recours aux restrictions numériques lors des périodes électorales en Afrique de l’Est. En Ouganda, des mesures similaires avaient déjà été observées lors de précédents scrutins.
À quelques heures de l’entrée en vigueur de la décision, les autorités n’ont pas communiqué davantage de précisions sur les modalités pratiques ni sur les conditions d’un éventuel rétablissement progressif de l’accès à Internet après le vote.
