Le président américain Donald Trump a averti mardi 13 janvier 2026 que les États-Unis réagiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes procédaient à l’exécution de manifestants arrêtés lors des protestations qui secouent le pays depuis plusieurs semaines.
Interrogé par un journaliste de la chaîne CBS lors d’une visite dans une usine à Detroit, dans la région des Grands Lacs, le chef de l’État américain a déclaré que son pays agira « de manière très forte s’ils font une chose pareille », en référence à des informations sur de possibles pendaisons dès mercredi.
Quelques heures plus tard, à son retour sur la base militaire d’Andrews, près de Washington, Donald Trump a affirmé suivre de près l’évolution de la situation. « Je retourne à la Maison Blanche, nous allons regarder la situation en Iran », a-t-il indiqué devant la presse. Il a également évoqué l’établissement de « chiffres précis » sur les morts parmi les manifestants, un bilan qui serait à ses dires, « significatif ».
Ces déclarations interviennent alors que le bureau des procureurs de Téhéran a annoncé que plusieurs manifestants seraient poursuivis pour « moharebeh » (« guerre contre Dieu » en persan) une accusation parmi les plus graves en Iran, passible de la peine de mort. L’annonce a été relayée par la télévision d’État iranienne, sans préciser le nombre de personnes concernées.
Donald Trump maintient cependant une certaine ambiguïté sur les mesures concrètes que Washington pourrait adopter. Sur son réseau Truth Social, le président américain a encouragé les manifestants iraniens à poursuivre leur mobilisation jusqu’au renversement des autorités. « Patriotes iraniens, CONTINUEZ À MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !! », a-t-il écrit tout en promettant que « l’aide était en route », sans en détailler la nature.
Il a ensuite précisé à CBS que cette aide pourrait prendre « différentes formes, y compris économique ». Il a également annoncé avoir annulé toutes les réunions prévues avec des responsables iraniens tant que, selon ses termes, « les meurtres insensés de manifestants » se poursuivaient.
La veille, le président américain avait annoncé l’imposition de droits de douane de 25 % à tout pays commerce avec l’Iran. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a affirmé lundi que les frappes aériennes figuraient parmi « de très nombreuses options », même si la diplomatie restait privilégiée.
