mercredi 14 janvier 2026

Crise Iran-États-Unis : Téhéran se dit prêt à la guerre 

L’Iran est prêt à la guerre. C’est la déclaration faite ce lundi 12 janvier 2026 par le chef de la diplomatie iranienne, en réaction aux menaces répétées de Donald Trump d’une intervention militaire américaine si la répression du mouvement de contestation se poursuivait. Cette déclaration intervient alors que le pays traverse l’une des crises internes les plus graves depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Depuis plusieurs jours, de vastes manifestations secouent Téhéran et d’autres grandes villes. Initialement liées à la flambée du coût de la vie et à une inflation persistante, ces mobilisations remettent désormais ouvertement en cause le pouvoir. Face à l’ampleur du mouvement, les autorités ont appelé lundi à des contre-manifestations en soutien au régime.

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 192 manifestants ont perdu la vie depuis le début de la contestation, le 28 décembre. L’organisation estime toutefois que le bilan réel pourrait s’avérer bien plus lourd. Elle évoque un « massacre » et un « crime majeur contre le peuple iranien », faisant état de plusieurs centaines, voire de plus de 2 000 morts selon certaines sources non vérifiées, ainsi que de plus de 2 600 arrestations.

Malgré la coupure d’internet imposée depuis le 8 janvier, des images en provenance de Téhéran, Machhad et d’autres villes ont circulé via des canaux alternatifs. Des vidéos authentifiées montrent des corps alignés devant une morgue de la capitale, tandis que des familles recherchent des proches disparus. Sur place, la vie quotidienne apparaît paralysée.

Sur le plan international, Donald Trump a affirmé dimanche que les dirigeants iraniens souhaitaient négocier et qu’une rencontre se préparait, tout en évoquant la possibilité d’une action avant toute discussion. Il a indiqué que l’armée américaine examinait des « options très fortes ».

En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran ne cherchait pas l’affrontement, tout en se disant prêt à y faire face. Il a également évoqué une ouverture à des négociations fondées sur le respect mutuel et l’égalité des droits.

Le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national pour les membres des forces de sécurité tués, qualifiés de « martyrs de la résistance ». Le président Massoud Pezeshkian a appelé la population à participer à des marches de soutien au régime, dénonçant des violences attribuées à des « groupes terroristes urbains ».

Les hôpitaux, selon plusieurs organisations de défense des droits humains, se trouvent débordés par l’afflux de blessés, tandis que les réserves de sang diminuent. À l’étranger, des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes, notamment à Paris, Londres et Vienne, signe de l’écho international de cette crise iranienne.

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