La Confédération africaine de football (CAF) a infligé ce jeudi 14 janvier une lourde sanction à Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). L’ancien international camerounais est suspendu pour quatre matchs et sanctionné d’une amende de 20 000 dollars, soit environ 11 260 000 francs CFA.
La décision du Jury disciplinaire de la CAF fait suite à des faits survenus lors du quart de finale de la CAN 2025 opposant le Maroc au Cameroun, le 9 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. La rencontre s’était soldée par une défaite des Lions Indomptables (0-2). Très en colère contre l’arbitrage, Samuel Eto’o avait exprimé son mécontentement de manière bruyante en tribunes, ce qui a attiré l’attention du président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football. Plusieurs spectateurs avaient dû intervenir pour calmer la légende du football africain.
Dans sa réaction, la Fecafoot estime que la décision de la CAF est « dépourvue de toute motivation explicite » et laisse entendre un possible traitement partial à l’encontre du Cameroun. La fédération dénonce un climat de favoritisme qui, selon elle, nuirait à son équipe nationale.
Malgré cette sanction, la Fecafoot affirme son soutien total à son président et précise que Samuel Eto’o entend exercer les voies de recours prévues par la réglementation. « La Fédération prend acte de la décision de son président d’engager, dans les délais et formes prescrits, les procédures de recours prévues par la réglementation. Elle réaffirme son soutien constant à son président et son attachement aux principes d’une justice disciplinaire équitable et crédible », indique le communiqué officiel.
