Depuis 2021, l’Institut National de la Femme (INF) a enregistré 8 006 plaintes liées aux violences basées sur le genre, dont 998 ont abouti à des décisions de justice, selon un bilan récemment publié par un média local. Ces chiffres reflètent l’ampleur des violences physiques, psychologiques, économiques et sexuelles subies par les femmes à travers le Bénin, tout en montrant qu’environ une plainte sur huit atteint l’étape judiciaire, décisive pour la reconnaissance et la réparation des préjudices.
L’INF, chargée de l’accueil, de l’orientation et de l’accompagnement des victimes, s’appuie sur un réseau de partenaires institutionnels et associatifs pour faciliter l’accès à la justice et aux services de prise en charge. L’institut mène également des actions de sensibilisation et de prévention afin de réduire l’incidence de ces violences dans les communautés.
Selon ses responsables, le traitement des dossiers implique une coordination étroite avec les autorités judiciaires, les forces de sécurité et les organisations de défense des droits humains. Cette synergie vise à assurer un suivi rigoureux des cas signalés et à renforcer la protection des victimes ainsi que leur accès effectif à la justice.
Les données publiées montrent une progression des saisines au fil des années, signe d’une prise de conscience croissante et d’une confiance accrue dans les mécanismes de réponse aux violences. L’INF appelle toutefois à des efforts soutenus pour accélérer le traitement des plaintes et permettre aux victimes d’obtenir réparation dans des délais plus courts, renforçant ainsi l’efficacité des mesures de protection et de prévention.
