À quelques heures du choc très attendu entre le Maroc et le Sénégal, en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, une information de taille circule dans les coulisses du football africain. Alors que tous les regards se tournent vers la pelouse, une décision stratégique se dessine loin des projecteurs, dans les bureaux de la Confédération africaine de football (CAF). D’après les révélations du journaliste d’investigation Romain Molina, l’instance panafricaine s’apprêterait à accorder un privilège exceptionnel au Royaume chérifien, bien au-delà du cadre sportif immédiat.
Contrairement aux spéculations liées à un éventuel avantage arbitral ou organisationnel pour la finale de dimanche, cette « surprise » concerne l’avenir même de la compétition. La CAF envisagerait sérieusement de confier au Maroc l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2028, soit une seconde CAN à domicile en l’espace de trois ans. Une option lourde de sens, qui resterait toutefois conditionnée à un sacre des Lions de l’Atlas sur leur sol lors de l’édition 2025.
Cette hypothèse trouve son origine dans un contexte particulier. Le changement de périodicité de la CAN, désormais alignée sur un rythme quadriennal, a pris de court la CAF. Face à ce nouveau calendrier, imposé par la FIFA, l’instance continentale se heurte à des difficultés majeures pour identifier un pays hôte capable de répondre aux exigences logistiques dans des délais réduits. L’Égypte, un temps pressentie, aurait décliné l’offre et laisse la CAF dans une situation délicate. Dans ce paysage incertain, le Maroc s’impose comme la solution la plus crédible.
Selon les mêmes sources, les discussions entre la CAF et la Fédération royale marocaine de football se trouvent à un stade avancé. Rabat, conscient de sa position de force, poserait néanmoins plusieurs conditions avant tout engagement officiel. Pour le Royaume, l’enjeu dépasse largement l’organisation d’un tournoi continental. Accueillir une nouvelle CAN servirait de répétition générale à grande échelle, à l’approche de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera. Infrastructures modernes, capacités hôtelières éprouvées et stabilité organisationnelle constituent autant d’arguments en faveur de cette option.
Sur le plan historique, un tel scénario ne relèverait pas d’une anomalie totale. La Tunisie avait déjà accueilli la CAN à deux reprises en dix ans, en 1994 et 2004. Plus récemment, le Gabon avait joué les hôtes de secours pour la CAF à deux reprises durant les années 2010. En se tournant à nouveau vers le Maroc, la CAF confirme l’influence croissante du Royaume dans les sphères du football africain et sécurise une transition délicate vers son nouveau format de compétition.
Pour mémoire, l’édition 2027 se déroulera conjointement en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya. D’ici là, le Maroc pourrait bien s’offrir un doublé historique, sur le terrain comme dans les coulisses.
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