Après plus de vingt ans d’attente, le grand projet minier de Simandou en Guinée commence enfin à fonctionner avec les premières cargaisons de minerai de fer qui partent du pays. Cela crée de nouvelles opportunités économiques et stratégiques pour la Guinée et ses partenaires.
Cette première exportation concrétise un projet longtemps resté sur le papier et marque l’entrée progressive de Simandou dans les circuits internationaux de l’industrie sidérurgique. Situé entre Beyla et Kérouané, dans le sud-est du pays, le gisement fait partie des plus importants de minerai de fer à haute teneur encore inexploités.
Développé par Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou, le projet couvre quatre blocs, don’t la production totale pourrait atteindre 120 millions de tonnes par an. La première phase vise un objectif intermédiaire de 60 millions de tonnes. Le corridor ferroviaire transguinéen, long de plus de 600 kilomètres, transporte le minerai vers les ports de la côte atlantique et constitue l’épine dorsale logistique du projet.
Pour la Guinée, Simandou représente un levier économique majeur. Ces premières exportations devraient stimuler le produit intérieur brut et renforcer les recettes publiques issues du secteur minier. Dans le cadre du programme Simandou 2040, une partie des revenus sera réinvestie dans les infrastructures, l’agriculture, l’éducation et l’industrialisation.
Pour la Chine, le projet revêt un enjeu stratégique. Il permet de diversifier les sources d’approvisionnement en minerai de fer et de sécuriser les chaînes industrielles. Avec une teneur en fer supérieure à 65 %, le minerai de Simandou constitue une matière première de qualité, adaptée à des procédés de production d’acier moins polluants. Les analystes, don’t ceux de S&P Global, estiment que l’impact du projet dépassera l’Asie et influencera également l’industrie sidérurgique européenne dans sa transition écologique.
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
