Dix jours après la découverte du corps sans vie de l’ancienne ministre burkinabè Viviane Compaoré, l’enquête livre son premier verdict. Ce lundi 19 janvier, les autorités judiciaires ont annoncé l’arrestation d’un homme identifié par les initiales B. W. Y. Âgé de 26 ans, il est présenté comme un cousin germain de la victime. Selon les informations communiquées par le parquet, le suspect a reconnu les faits peu après son interpellation.
Il a expliqué qu’il avait agi par ressentiment et qu’il tenait l’ancienne ministre pour responsable de ses difficultés personnelles. L’homme affirme que la victime l’avait accusé à plusieurs reprises de vol, des accusations qu’il considère comme déterminantes dans l’échec de son parcours et la perte de plusieurs opportunités.
Animé par ce ressentiment, l’homme se serait rendu au domicile de la victime où les faits se seraient produits. Lors de son arrestation, les forces de l’ordre auraient retrouvé en sa possession plusieurs effets personnels appartenant à la défunte, notamment des téléphones et une tablette, éléments matériels venus renforcer les soupçons à son encontre.
Le suspect a été placé en détention provisoire, le temps pour la justice burkinabè de finaliser les investigations. Les autorités assurent que l’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des circonstances entourant ce crime.
Figure politique connue sous le régime de Blaise Compaoré, Viviane Compaoré avait également occupé les fonctions de gouverneure de la région du Nord. Elle avait siégé comme députée du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti fondé par l’ancien président burkinabè. Son assassinat avait suscité une vive émotion au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
