samedi 24 janvier 2026

Togo : l’Université de Lomé muscle la lutte contre le plagiat

Au Togo, l’Université de Lomé renforce son arsenal contre le plagiat dans le contrôle des productions académiques. Désormais, les étudiants en Master et en Doctorat devront obligatoirement soumettre une version numérique de leur mémoire ou de leur thèse avant toute autorisation de soutenance.

L’annonce figure dans un communiqué officiel publié le 22 janvier 2026 par la Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité. Sous l’autorité du professeur Essohanam Batchana, la DAAS impose une nouvelle exigence administrative qui conditionne l’accès à la soutenance. Tout étudiant concerné devra fournir un fichier numérique complet de son travail, exclusivement au format PDF, afin de permettre une analyse anti-plagiat préalable.

Selon l’université, cette exigence vise à renforcer l’intégrité académique et à garantir la qualité scientifique des diplômes délivrés. L’institution entend ainsi s’assurer du respect strict des normes éthiques et de l’originalité des travaux soumis à évaluation. L’analyse anti-plagiat devient une étape incontournable du processus académique, avant toute validation officielle.

Pour les étudiants inscrits en Master, le dossier de demande d’autorisation de soutenance doit désormais inclure, en plus des documents habituels, une version numérique du mémoire destinée exclusivement au contrôle anti-plagiat. Les doctorants sont soumis à une procédure similaire. Leur dossier doit intégrer la thèse en format PDF, en complément de la demande adressée au président de l’université, du formulaire requis et de la preuve de paiement des frais administratifs.

La Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité se montre inflexible sur l’application de cette mesure. Tout dossier incomplet, notamment en l’absence du fichier numérique exigé, fait l’objet d’un rejet automatique sans possibilité de traitement. Cette rigueur traduit la volonté de l’Université de Lomé d’instaurer une discipline académique plus stricte.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de modernisation des procédures universitaires. Elle accompagne le mouvement de digitalisation des services académiques et répond aux attentes de la communauté scientifique internationale en matière de transparence et de crédibilité des diplômes. En rendant le contrôle anti-plagiat systématique avant la soutenance, l’université se dote d’un outil objectif de vérification de l’originalité des travaux.

Pour les étudiants, cette réforme implique une attention accrue à la méthodologie de recherche, à la citation des sources et au respect des règles de rédaction scientifique. L’Université de Lomé place ainsi l’éthique de la recherche et la lutte contre la fraude intellectuelle au cœur de ses priorités.

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