Une semaine après la fin de la Coupe d’Afrique des nations 2025, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongations), le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, a publiquement mis en cause le pays hôte et la Confédération africaine de football (CAF). Ses déclarations, diffusées le dimanche 25 janvier 2026 sur le site sénégalais Seneweb, ont ravivé la polémique autour de l’organisation du tournoi.
S’exprimant en wolof lors d’une cérémonie tenue en province, Abdoulaye Fall a affirmé que « aucun pays ne s’est opposé au Maroc comme le Sénégal l’a fait » durant la CAN. Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une influence marocaine excessive au sein de la CAF. « Un Marocain occupe la vice-présidence de la CAF, que le Maroc contrôle. Il faut se dire la vérité », a-t-il déclaré.
Le président de la FSF a pointé plusieurs dysfonctionnements, notamment dans l’arbitrage de la finale. Selon lui, l’identité de l’arbitre n’a pas été communiquée dans les délais réglementaires. « Nous avons demandé le nom de l’arbitre deux jours avant le match. On nous a répondu qu’il n’y avait pas encore d’informations. La notification est arrivée la veille à 22 heures », a expliqué Abdoulaye Fall.
Les conditions d’hébergement ont également suscité de vives critiques. Initialement basée à Tanger, la sélection sénégalaise a été transférée à Rabat pour la finale. L’hôtel prévu, situé en plein centre-ville, n’a pas convenu à la délégation. Abdoulaye Fall a évoqué un environnement bruyant, sans accès adapté et incompatible avec les exigences d’une équipe engagée dans une finale continentale.
Le site d’entraînement a été aussi sujet de tension. Les autorités marocaines auraient souhaité imposer au Sénégal une séance au centre Mohammed VI, infrastructure ultramoderne servant de camp de base à la sélection marocaine. Une option rejetée par la FSF. « Si nous nous entraînions là-bas, ils sauraient tout de notre équipe », a soutenu son président.
La sécurité a aussi fait défaut, selon Abdoulaye Fall. À l’arrivée de l’équipe à Rabat, les joueurs se seraient retrouvés au milieu du public, sans encadrement suffisant. Face à l’ensemble de ces difficultés, le dirigeant sénégalais dit avoir saisi la Fédération marocaine et la CAF, tout en leur faisant comprendre que le Sénégal n’accepterait pas de jouer dans de telles conditions.
À la suite de ces démarches, des ajustements ont été opérés. La sécurité a été renforcée, un autre terrain d’entraînement a été mis à disposition et un nouvel hôtel a accueilli la délégation sénégalaise. Des mesures jugées tardives par la FSF, mais suffisantes pour permettre le bon déroulement de la finale.
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