Le Burkina Faso progresse dans le développement de son infrastructure numérique. Le gouvernement a procédé, ce week-end, à l’inauguration de deux data centers gouvernementaux, pour un investissement global estimé à plus de 15 milliards de francs CFA.
Ces infrastructures ont vocation à héberger l’ensemble des données publiques nationales, jusque-là en partie stockées à l’étranger. À travers ce projet, les autorités burkinabè entendent réduire leur dépendance vis-à-vis de centres de données extérieurs et renforcer la sécurité, la confidentialité et la maîtrise des informations stratégiques de l’État.
« Héberger nos données hors de notre territoire ou dans des infrastructures que nous ne maîtrisons pas revient à renoncer à une part de notre autodétermination », a déclaré le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel.
Sur le plan technique, chaque centre dispose d’une capacité combinée de 3 000 téraoctets de stockage et peut prendre en charge jusqu’à 7 000 machines virtuelles. Ces capacités offrent à l’administration publique un socle robuste pour la gestion des services numériques, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la fiscalité et des finances publiques.
Au-delà de la performance technologique, le chef du gouvernement a insisté sur la dimension économique du projet. Selon lui, ces infrastructures constituent un investissement stratégique appelé à générer, à moyen et long terme, des économies substantielles pour l’État, tout en accélérant la digitalisation des services publics.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a par ailleurs plaidé pour une meilleure coordination des politiques numériques. Il a appelé à une rationalisation des investissements, fondée sur la mutualisation des ressources et une planification cohérente au sein de l’administration. Les nouveaux centres de données devront désormais servir de socle unique pour l’hébergement des plateformes publiques.
Dans la continuité de cette dynamique, les autorités ont annoncé la préparation d’un projet plus ambitieux. Il s’agit de la construction d’un data center national de standard international, destiné à accueillir à la fois des données publiques et privées, avec l’objectif de positionner le Burkina Faso comme un acteur crédible du numérique en Afrique de l’Ouest.
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