Le verdict est tombé ce lundi 26 janvier 2026 pour Jean-François Kouassi. Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu sa décision à l’issue d’un procès très suivi sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique ivoirienne.
Selon un compte rendu relayé par l’internaute Abdul Delassource Koné, le tribunal a condamné Jean-François Kouassi à 15 jours d’emprisonnement ferme, 8 mois de prison avec sursis et 500 000 francs CFA d’amende.
Avant son interpellation, Jean-François Kouassi occupait régulièrement l’espace numérique ivoirien. À travers plusieurs vidéos et publications diffusées sur les réseaux sociaux, il critiquait ouvertement certaines autorités et relayait des informations jugées sensibles par les services compétents.
Le 12 janvier 2026, l’activiste avait été arrêté puis placé sous mandat de dépôt. La justice lui reprochait notamment des faits de trouble à l’ordre public, de diffamation, de diffusion de fausses informations et de dénonciation calomnieuse. Son arrestation avait alors divisé l’opinion, entre ceux qui y voyaient une application stricte de la loi et ceux qui dénonçaient une atteinte à la liberté d’expression.
Lors de l’audience du 26 janvier, le ministère public a exposé les faits reprochés au prévenu, insistant sur l’impact de ses publications sur la stabilité sociale et l’ordre public. La défense a, de son côté, plaidé les circonstances atténuantes et rappelé le droit à l’expression dans un contexte démocratique.
Après délibération, la juridiction a tranché. La décision rendue reflète, selon plusieurs observateurs, un équilibre entre la gravité des faits retenus et la prise en compte du contexte dans lequel les propos ont été tenus.
L’annonce du verdict a immédiatement provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Les soutiens de Jean-François Kouassi ont exprimé leur indignation, tandis que d’autres internautes ont salué une décision judiciaire qu’ils jugent conforme aux lois en vigueur.
Ce procès met une nouvelle fois en avant la place centrale des réseaux sociaux dans le débat public ivoirien, ainsi que la vigilance accrue des autorités face aux dérives liées à la diffusion de contenus jugés préjudiciables à l’ordre public.
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