mardi 27 janvier 2026

AES : Washington affirme continuer à travailler avec les armées du Burkina Faso, Mali et Niger

Les États-Unis n’ont pas rompu les amarres avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Comme le confirme le lieutenant-général John Brennan, commandant adjoint du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) depuis avril 2024, Washington a maintenu sa coopération militaire avec les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Lors d’un entretien à Abuja le 24 janvier 2026, il a précisé que la Maison-Blanche avait transmis des informations aux forces de l’Alliance des États du Sahel (AES) et fourni un soutien logistique et militaire aux opérations antijihadistes au Nigeria.

Soutien aux armées sahéliennes

Malgré la suspension partielle de la coopération après les coups d’État dans la région entre 2020 et 2023, les États-Unis  continuent de collaborer avec les juntes militaires. John Brennan a assuré travailler toujours avec ces pays. « Nous avons transmis des informations pour frapper des cibles terroristes clés et nous parlons régulièrement avec les forces armées locales, même si la coopération n’est pas officielle », a-t-il révélé.

Il a également réfuté l’idée d’installer de nouvelles bases américaines à long terme en Afrique de l’Ouest. « Nous ne cherchons pas à créer une base de drones n’importe où », a-t-il déclaré. L’objectif reste de soutenir les partenaires régionaux tout en limitant l’empreinte directe des troupes américaines.

Stratégie antijihadiste

Sous l’administration Trump, John Brennan a rappelé que les forces américaines ont adopté une approche plus offensive. « Nous ciblons les menaces, principalement l’État islamique, et nous fournissons aux partenaires les informations et les équipements nécessaires pour améliorer leur efficacité », a-t-il expliqué. Selon lui, cette approche s’étend de la Somalie au Nigeria et cherche à démanteler les réseaux jihadistes tout en renforçant les capacités locales.

Renseignement et protection des populations

La réunion d’Abuja a suivi des frappes conjointes menées à Noël contre des cibles liées à l’État islamique dans le nord-ouest du Nigeria. Le général Brennan a insisté sur le fait que le renseignement américain ne se limite pas à la protection des chrétiens, malgré les accusations de Washington sur le « génocide » de cette communauté. Le soutien se concentre sur le partage de renseignements pour appuyer les frappes aériennes nigérianes dans le nord-ouest et le nord-est, zones touchées par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

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