« Le temps est compté ». C’est l’avertissement direct lancé récemment par le président américain Donald Trump à l’Iran. Ce dernier a annoncé le déploiement d’une importante force navale au large des côtes iraniennes et a pressé Téhéran de conclure rapidement un accord sur le nucléaire. Il a mis en garde contre une attaque possible et a assuré qu’elle serait « bien pire » que les frappes menées en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.
Cette armada américaine comprend dix navires, dont le porte-avions USS Abraham Lincoln, trois destroyers et des avions de combat furtifs F-35C, ainsi que six autres navires de guerre. Selon un responsable américain, cette force est comparable à celle déployée récemment au Venezuela pour une opération contre l’ancien président Nicolas Maduro.
Réponse ferme de l’Iran
Face à ces menaces, Téhéran a réaffirmé sa détermination à se défendre. La mission iranienne à l’ONU a déclaré que le pays « répondra comme jamais » en cas d’agression américaine. Le chef de la diplomatie iranienne, Seyed Abbas Araghchi, a précisé que l’Iran reste ouvert à un accord nucléaire « juste et équitable », mais qu’aucune négociation n’est possible tant que Washington persiste dans ses menaces. Les forces armées iraniennes se disent prêtes à agir immédiatement.« Nos courageuses forces armées ont le doigt sur la gâchette », a insisté Seyed Abbas Araghchi.
Soutien européen et mises en garde internationales
Sur le plan diplomatique, la France et l’Italie soutiennent l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur la liste européenne des organisations terroristes. Berlin, par la voix du chancelier Friedrich Merz, a souligné que le régime iranien « n’a aucune légitimité » et que sa survie repose sur la terreur. La France a annoncé le gel des avoirs des responsables iraniens et l’interdiction d’accès au territoire européen. La Chine, quant à elle, a mis en garde contre tout « aventurisme militaire » et a appelé à la retenue.
Tentatives de médiation
Dans ce contexte, plusieurs pays tentent de jouer les intermédiaires. Le ministre égyptien des Affaires étrangères s’est entretenu avec ses homologues américains et iraniens, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a discuté avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman. L’objectif affiché est d’éviter une escalade militaire, à condition que toute négociation respecte les règles internationales et les intérêts iraniens.
Alors que la diplomatie internationale s’efforce de contenir la crise, la situation reste extrêmement fragile, et la possibilité d’une confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran plane toujours au-dessus du Moyen-Orient.
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
