Pour la première fois depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, l’armée israélienne ne remet plus en cause le bilan humain avancé par les autorités sanitaires palestiniennes.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, 71 500 Palestiniens ont perdu la vie depuis le déclenchement du conflit, le 7 octobre 2023. Ces chiffres ont été implicitement reconnus par l’armée israélienne, selon des informations rapportées par la presse israélienne.
Interrogé le 29 janvier 2026, un responsable militaire israélien n’a opposé ni démenti ni confirmation formelle. Il a toutefois précisé que les données diffusées ne correspondaient pas aux statistiques officielles de l’armée et que toute communication à ce sujet passerait par des canaux institutionnels.
Depuis le début du conflit, les données du ministère de la Santé de Gaza ont fait l’objet d’analyses par des organisations internationales, des institutions humanitaires et des chercheurs indépendants. Plusieurs études ont conclu à leur cohérence, conduisant à un consensus croissant sur leur crédibilité. Désormais, l’armée israélienne ne les réfute plus publiquement.
Selon une enquête menée par plusieurs médias internationaux et publiée en août dernier, environ 83 % des victimes seraient des civils. Les autorités militaires israéliennes indiquent travailler à leur propre évaluation afin de distinguer les civils des combattants parmi les personnes tuées.
Le bilan annoncé ne tient pas compte des Palestiniens portés disparus, dont certains pourraient se trouver sous les décombres des zones bombardées. De ce fait, le nombre réel de victimes pourrait dépasser largement les chiffres actuellement recensés.
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