La perspective d’une extradition de l’ancien président centrafricain François Bozizé revient au cœur de l’actualité judiciaire. La Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé, dans un communiqué daté du 28 janvier 2026, l’ouverture d’un nouveau dossier le concernant. En effet, l’ancien président fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Selon le document consulté par un média africain, la CPS indique que François Bozizé, en sa qualité d’ancien chef de l’État, répond de poursuites pour des faits présumés de meurtre, d’empoisonnement et d’autres formes graves de privation de liberté physique commis en République centrafricaine.
La juridiction spécialisée évoque également des violations majeures du droit international humanitaire. Elle retient contre l’ex-président des accusations de torture, d’actes inhumains, de disparitions forcées ainsi que d’autres traitements assimilables à des crimes de même nature. Ces actes auraient causé, selon la CPS, des souffrances intentionnelles et de graves atteintes à l’intégrité physique ou mentale des victimes.
Les faits visés par l’accusation se seraient déroulés sur le territoire centrafricain, notamment à Bangui, Bouar et Bossembélé, ainsi qu’au centre d’instruction militaire, sur une période allant de février 2009 au 23 mars 2023.
Dans cette procédure, François Bozizé comparaît aux côtés de trois autres coaccusés, que la CPS présente comme présumés innocents à ce stade. La suite de l’instruction prévoit l’ouverture de conférences de mise en état devant la Chambre d’assises compétente, en vue de préparer les débats judiciaires.
Exilé depuis plusieurs années en Guinée-Bissau, l’ancien président n’a, pour l’heure, formulé aucune réaction officielle à cette nouvelle évolution judiciaire, qui ravive toutefois le débat sur une éventuelle extradition vers Bangui.
