Dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre 2025, Chabi Yayi, secrétaire aux affaires extérieures du parti Les Démocrates et fils de l’ancien président Boni Yayi, doit se présenter ce mardi 3 février 2026 à la Police judiciaire.
Les investigations sur cette tentative de putsch se poursuivent. Selon un média local, la convocation de Chabi Yayi intervient plusieurs semaines après l’échec des événements et les premières vagues d’interpellations.
Chabi Yayi avait été arrêté pour la première fois le 14 décembre 2025, au lendemain des faits. Il avait été auditionné dans la soirée et remis en liberté le lendemain, sous contrôle judiciaire. Depuis cette date, il reçoit régulièrement des convocations, aucune mesure de détention n’ayant été prononcée à son encontre.
Selon son avocat, les éléments qui impliquent Chabi Yayi dans l’enquête sont liés à une affaire de carte SIM. La défense a appelé à la prudence et demande à l’opinion publique de ne pas tirer de conclusions avant la fin de la procédure.
Chabi Yayi n’est pas le seul responsable politique concerné par cette affaire. Mercredi dernier, Alassane Tigri, ancien ministre et vice-président du parti Les Démocrates, a été arrêté à son domicile à Cotonou.
Il a été placé en détention provisoire et poursuivi pour quatre chefs d’accusation à savoir : « Trahison », « Intelligence avec une puissance étrangère », « Complicité de meurtre » et « Attentat contre la sûreté de l’État ».
L’arrestation d’Alassane Tigri s’inscrit dans le cadre des investigations sur le putsch présumé du 7 décembre, attribué à un groupe de mutins dirigé par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, demi-frère de l’opposant.
Par ailleurs, d’autres personnalités restent en détention provisoire dans le cadre de cette procédure. Il s’agit de Candide Azannaï, ancien ministre de la Défense, et du député Sounon Boké Soumaïla, tous deux interpellés après les événements.
L’affaire continue de mobiliser la justice béninoise, et les convocations se poursuivent dans un contexte sensible, alors que l’opinion publique suit de près le déroulement de la procédure et l’implication des différents acteurs politiques.
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