lundi 9 février 2026

Changer l’ordre de ses prénoms sur ses documents officiels : ce qu’il faut savoir

Changer de prénom ne relève plus aujourd’hui du parcours judiciaire complexe qu’il représentait autrefois. Depuis 2017, une réforme administrative a profondément simplifié la procédure. Désormais, toute personne peut demander l’ajout, la suppression ou la modification de l’ordre de ses prénoms directement en mairie, sans passer devant un juge, sous réserve de justifier d’un motif légitime.

Le droit français autorise cette démarche à travers l’article 57 du Code civil, qui précise que « tout prénom inscrit dans l’acte de naissance peut être choisi comme prénom usuel, quel que soit son ordre ». Cette possibilité concerne aussi bien le changement de prénom que la réorganisation de leur ordre sur les documents officiels.

Pour que la demande aboutisse, elle doit reposer sur une justification reconnue par l’administration. Cela peut concerner un prénom jugé préjudiciable, ridicule ou source de difficultés sociales, ou encore un usage quotidien différent de celui inscrit à l’état civil, notamment dans la sphère familiale, professionnelle ou scolaire.

Une procédure gratuite mais administrative

La démarche reste gratuite, mais elle nécessite la constitution d’un dossier complet. Pour les personnes majeures, la demande s’effectue par le dépôt du formulaire Cerfa n°16233 en mairie, accompagné des justificatifs exigés par l’administration. Le dossier fait ensuite l’objet d’un examen par l’officier d’état civil.

Pour les mineurs, la procédure obéit à des règles spécifiques. La demande doit être formulée par les représentants légaux. L’accord de l’enfant devient obligatoire à partir de 13 ans. En cas d’autorité parentale conjointe, les deux parents doivent effectuer la démarche ensemble. En situation de désaccord parental, le parent demandeur doit saisir le juge aux affaires familiales.

Le dossier inclut alors le formulaire Cerfa n°16234, signé par les représentants légaux et, le cas échéant, par l’enfant, ainsi que l’ensemble des pièces justificatives requises.

Décision et suites administratives

Une fois la demande instruite, une réponse écrite est transmise par courrier. En cas d’acceptation, la personne concernée peut procéder à la mise à jour de ses documents officiels : carte d’identité, passeport, permis de conduire et autres actes administratifs. En cas de refus, le procureur de la République notifie sa décision par écrit et en précise les motifs.

Simple sur le plan juridique, la procédure reste encadrée par des règles strictes et un examen administratif rigoureux. Elle illustre la volonté de l’État de faciliter les démarches individuelles tout en garantissant la cohérence et la sécurité de l’état civil.

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