L’affaire fait la une de la presse sénégalaise depuis le week-end et suscite de vifs commentaires sur les plateaux télévisés, les radios et les chaînes YouTube. La récente interpellation de plusieurs individus dans des affaires de mœurs et de santé publique secoue la capitale et ses environs.
Selon un communiqué publié par la Brigade de Recherches de la Gendarmerie de Keur Massar, douze personnes de nationalité sénégalaise ont été arrêtées pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH/Sida par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui.
L’enquête aurait démarré sur la base d’un renseignement concernant un individu séropositif qui poursuivait des relations sexuelles avec d’autres personnes, en violation des règles sanitaires.
Après l’interpellation de l’homme initial, la gendarmerie a arrêté deux de ses partenaires supposés, puis cinq autres individus, et enfin quatre autres, portant le total à douze. Les tests de dépistage ont révélé que six des personnes étaient séropositives, deux attendaient confirmation médicale et quatre ont été déclarées séronégatives. Tous ont été déférés lundi devant le tribunal de Guédiawaye.
Dans le même temps, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a annoncé l’arrestation de quatorze autres individus dans le cadre d’une commission rogatoire internationale. Ce groupe, lié à des activités transnationales entre la France et le Sénégal, est poursuivi pour pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viol sur mineurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH/Sida.
La police précise que les victimes mineures étaient formées à des actes sexuels, filmées et exploitées par des adultes pour la plupart séropositifs, sur ordre de leur chef, un ressortissant français arrêté en 2025 à Beauvais.
Au total, la gendarmerie et la police sénégalaise ont arrêté 24 personnes. Pour l’instant, aucune information officielle n’a été communiquée par les proches des mis en cause ou par leurs avocats.
Cette affaire suscite des réactions à l’international. L’association Stop Homophobie, basée à Paris, a exprimé son inquiétude, rappelant que les relations sexuelles entre adultes consentants restent criminalisées au Sénégal et exposent les personnes LGBTQIA+ à des arrestations et à la stigmatisation.
