Une nuit de 2023, Eric (nom d’emprunt) naviguait sur un réseau social qu’il utilisait régulièrement pour visionner des vidéos pornographiques. Quelques secondes après avoir lancé une vidéo, il s’est figé.
À l’écran, un couple entrait dans une chambre, déposait ses bagages, puis faisait l’amour. Le choc fut immédiat. Il reconnaissait sa propre chambre d’hôtel et sa petite amie. Trois semaines plus tôt, ils avaient passé la nuit dans un hôtel de Shenzhen, dans le sud de la Chine, sans se douter qu’ils n’étaient pas seuls.
Leurs moments les plus intimes avaient été captés par une caméra cachée et mis à la disposition de milliers d’inconnus connectés au réseau social. Eric n’était plus seulement un consommateur de vidéos pornographiques, il était devenu victime.
Cette affaire révèle l’ampleur d’un phénomène inquiétant en Chine à savoir le porno filmé à l’aide de caméras espionnes. Bien que la production et la diffusion de pornographie soient interdites depuis des années, ce type de vidéos circule depuis au moins une décennie.
Depuis deux ans, le sujet suscite un débat récurrent en ligne. Les utilisateurs, et en particulier les femmes, partagent désormais des conseils pour détecter des caméras minuscules, certaines de la taille d’une gomme à crayon. Certains vont jusqu’à installer des tentes dans leur chambre d’hôtel pour se protéger.
En avril 2025, le gouvernement chinois a introduit de nouvelles réglementations pour endiguer le phénomène, imposant aux hôtels de vérifier régulièrement la présence de caméras cachées. Malgré ces mesures, l’anxiété des voyageurs reste palpable.
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