Figure bien connue de la vie publique béninoise et des arènes internationales du développement durable, Luc Marie Constant Gnacadja s’apprête à écrire une nouvelle page de son parcours politique. Élu conseiller municipal à l’issue des élections communales du 11 janvier 2026 sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) dans la 15ᵉ circonscription électorale, il est aujourd’hui pressenti pour succéder à Luc Atrokpo à la tête de la mairie de Cotonou, capitale économique du Bénin.
Né le 19 octobre 1958 à Porto-Novo, Luc Gnacadja est architecte et urbaniste de formation, diplômé de l’École Africaine des Métiers d’Architecture et d’Urbanisme (EAMAU). Très tôt, son parcours se distingue par une double orientation : la technique urbaine et la gouvernance publique. Il complète sa formation par des expériences internationales, notamment à la Harvard Kennedy School, qui renforcent son profil d’expert en politiques publiques et en gestion des affaires publiques.
Sur le plan national, il accède à de hautes responsabilités en devenant Ministre de l’Environnement, du Logement et de l’Urbanisme de 1999 à 2005. À ce poste, il est associé aux politiques de modernisation de la gestion urbaine et environnementale dans un contexte de forte croissance des besoins en aménagement, en logement et en infrastructures. Cette expérience ministérielle ancre durablement son image de technicien de l’action publique autant que d’acteur politique.
Sa carrière prend ensuite une dimension internationale lorsqu’il est nommé, en 2007, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), avec rang d’Assistant Secrétaire général des Nations Unies. Jusqu’en 2013, il s’impose comme l’un des promoteurs majeurs du concept de neutralité en matière de dégradation des terres, aujourd’hui intégré aux Objectifs de développement durable. Après cette mission, il poursuit son engagement à travers le think-tank GPS-Dev (Governance & Policies for Sustainable Development) et diverses initiatives dédiées à la gouvernance environnementale et au développement durable.
Le choix du terrain : retour à l’action municipale
En 2026, Luc Gnacadja fait le choix d’un retour au terrain et à la politique de proximité. Candidat aux élections communales du 11 janvier 2026 sous les couleurs de l’UPR, il mène campagne dans la 15ᵉ circonscription électorale de Cotonou autour d’un discours axé sur l’efficacité de l’action publique locale, la proximité avec les citoyens et la recherche de résultats concrets pour les quartiers.
À l’issue du scrutin, il est élu conseiller municipal£, dans un contexte marqué par la nette domination de son parti dans plusieurs communes stratégiques du pays. Quelques jours après la proclamation des résultats par la CENA, il publie, le 28 janvier, un message qui donne le ton de son engagement.
« La campagne est finie. Le service commence. Merci. Merci aux électrices et électeurs de la 15ème circonscription électorale pour la confiance massive qu’ils nous ont accordée. Les résultats proclamés par la CENA traduisent un message clair : l’attente d’un engagement sérieux, proche du terrain, et orienté vers des résultats concrets. Avec mes colistiers, nous recevons cette confiance avec humilité et sens aigu de la responsabilité. Nous serons les conseillers municipaux de toutes et de tous, sans distinction, au service de Cotonou et de ses quartiers.
Le travail commence maintenant », a-t-il posté.
Cette déclaration résume l’orientation qu’il entend donner à son mandat : une gouvernance de proximité, fondée sur l’écoute, la responsabilité et l’efficacité de l’action publique locale.
Vers la succession à la tête de la mairie
Fort de son expérience nationale et internationale, et dans le contexte de la majorité municipale issue de l’UPR, Luc Gnacadja est aujourd’hui pressenti pour prendre la tête de la mairie de Cotonou, succédant ainsi à Luc Atrokpo. Une telle évolution symboliserait un passage de témoin entre deux figures, dans une continuité institutionnelle mais avec l’ambition affichée d’insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance de la ville.
Pour beaucoup d’observateurs, ce possible avènement à la tête de l’exécutif municipal apparaît comme la convergence logique d’un parcours mêlant expertise technique, vision stratégique et expérience politique de haut niveau. À Cotonou, les attentes sont nombreuses : assainissement, mobilité urbaine, gestion des espaces publics, services de proximité, modernisation administrative. Autant de chantiers sur lesquels l’ancien ministre et ex-responsable onusien est attendu au tournant.
Ce retour à l’action locale, après des années passées sur les grandes scènes nationales et internationales, confirme une constante dans l’itinéraire de Luc Gnacadja : la conviction que les grandes idées de gouvernance, de durabilité et de performance publique ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles se traduisent en *actions concrètes au service des citoyens.
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