Chaque année, le cancer du poumon touche entre 30 000 et 40 000 personnes en France et reste la première cause de mortalité par cancer, en partie à cause des dépistages tardifs. Récemment, une équipe française a mis en place un système de diagnostic précoce. Paul Hofman, directeur du laboratoire de pathologie de Nice, explique que « détecter plus tôt le cancer du poumon reste crucial pour améliorer la survie des patients ».
Selon une étude parue dans Nature Metabolism, l’alimentation joue un rôle dans la progression de l’adénocarcinome pulmonaire (LUAD), un cancer du poumon fréquent. Les chercheurs américains du Département de biochimie et de biologie moléculaire de l’Université de Floride ont identifié le glycogène, une chaîne de glucose utilisée par l’organisme comme réserve d’énergie, comme un élément favorisant la croissance tumorale.
Grâce à une technologie innovante, la métabolomique spatiale, ils ont pu cartographier le glycogène directement dans les tissus pulmonaires. Le constat est net, l’accumulation de glycogène favorise la croissance rapide de la tumeur. L’étude montre qu’un régime occidental riche en graisses et en sucres entraîne cette accumulation et accélère la progression de la maladie.
Des expériences sur des souris confirment ces observations. Les tumeurs se développaient plus vite chez les animaux ayant un taux élevé de glycogène, tandis que la croissance tumorale ralentissait lorsque ce taux diminuait. Le glycogène agit donc comme un véritable carburant pour les cellules cancéreuses.
Cette découverte ouvre plusieurs perspectives. Elle souligne l’importance de sensibiliser le grand public à l’impact de l’alimentation sur certains cancers du poumon. Des campagnes similaires à celles menées contre le tabagisme pourraient encourager des habitudes alimentaires plus saines, en particulier chez les populations à risque.
Par ailleurs, le glycogène pourrait devenir un biomarqueur utile pour suivre la progression du LUAD et affiner le pronostic des patients. À terme, il pourrait même orienter certaines décisions thérapeutiques, offrant un nouvel outil dans la lutte contre le cancer du poumon.
En résumé, cette étude démontre que mieux manger ne se limite pas à prévenir certaines pathologies, cela pourrait aussi ralentir la progression des tumeurs et aider à mieux comprendre et traiter le cancer du poumon. Une avancée prometteuse qui appelle à transformer la recherche scientifique en actions concrètes de santé publique.
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