Se rendre aux États-Unis devient plus complexe en 2026. Depuis décembre 2025, le ministère américain de la Sécurité intérieure a émis un décret qui impose de nouvelles conditions d’entrée pour les voyageurs étrangers. Parmi les principaux changements, la demande d’ESTA (Electronic System for Travel Authorization) nécessite désormais des informations beaucoup plus détaillées, tandis que certaines catégories de visas sont soumises à des cautions élevées.
Les voyageurs doivent désormais fournir un historique détaillé de leurs activités sur les réseaux sociaux au cours des cinq dernières années, toutes les adresses mail utilisées au cours des dix dernières années, ainsi que des informations complètes sur les membres de leur famille, dont les noms et lieux de naissance. Ces données viennent s’ajouter aux informations préalablement requises pour une demande d’ESTA.
Certains visas, comme les B1 (affaires) ou B2 (tourisme), nécessitent désormais une caution remboursable pouvant atteindre 15 000 dollars (12 590 euros) pour certains voyageurs jugés « à risque » de dépassement de durée de séjour. Cette mesure pilote, mise en place depuis janvier 2026, vise à inciter les visiteurs à quitter le territoire dans les délais impartis. La caution est restituée lorsque le séjour s’est déroulé conformément aux règles.
Parallèlement, le coût de l’ESTA a quasiment doublé, passant d’environ 21 dollars (18 euros) à 40 dollars (34 euros), rendant la procédure plus onéreuse pour tous les voyageurs.
Des visas plus difficiles pour certains pays
Les États-Unis ont élargi la liste des pays soumis à des restrictions strictes. Certains voient la délivrance de visas fortement réduite ou limitée à des cas particuliers, tandis que d’autres subissent des interdictions totales ou partielles pour les visas touristiques, professionnels ou étudiants. Pour certains ressortissants, obtenir un visa devient ainsi extrêmement difficile, voire impossible.
Depuis décembre 2025, les autorités américaines ont étendu la collecte de données biométriques, incluant photos faciales et empreintes, à tous les non-citoyens à l’entrée et à la sortie du territoire. Ces informations permettent de comparer les voyageurs aux fichiers existants et de renforcer les vérifications d’identité. Tout refus de coopération peut entraîner un refus d’entrée sur le sol américain.
Ces nouvelles mesures impliquent une préparation plus rigoureuse du dossier de voyage. Les demandeurs doivent rassembler davantage de documents, prévoir des coûts plus élevés et, dans certains cas, anticiper une caution importante. Les procédures deviennent plus longues et complexes, ce qui oblige les voyageurs à préparer chaque étape pour éviter les problèmes.
