Au Nigeria, la Commission électorale nationale indépendante (INEC) a rendu public, ce 13 février 2026, le calendrier officiel des prochaines élections au Nigeria. La date du scrutin présidentiel a été fixée au 20 février 2027.
Cette annonce inscrit clairement la trajectoire institutionnelle du processus électoral et marque le début d’une phase de préparation stratégique pour les partis politiques, les institutions et les acteurs de la société civile. L’INEC prévoit un déploiement progressif des opérations électorales, avec un calendrier détaillé pour l’enregistrement des électeurs, la révision du fichier électoral, le dépôt des candidatures, ainsi que les campagnes politiques à venir.
Le dernier scrutin présidentiel, organisé en 2023, avait conduit à l’accession au pouvoir de Bola Ahmed Tinubu, ancien gouverneur de l’État de Lagos et figure centrale de la vie politique nigériane. Son élection avait marqué une nouvelle étape dans l’histoire démocratique du pays, dans un contexte de fortes attentes sociales, économiques et sécuritaires.
Depuis son arrivée à la tête de l’État, le Nigeria fait face à plusieurs défis majeurs : insécurité persistante dans certaines régions, pression économique, inflation, chômage élevé, tensions communautaires, mais aussi réforme des institutions publiques. Ces enjeux pèseront lourdement sur la prochaine échéance électorale, qui s’annonce décisive pour l’orientation politique du pays à moyen terme.
La fixation anticipée de la date de l’élection permet également aux partenaires internationaux et aux observateurs électoraux de préparer leurs dispositifs d’accompagnement et de suivi du processus démocratique. Elle donne aux formations politiques le temps nécessaire pour structurer leurs stratégies, construire des alliances et définir leurs projets de société.
Dans un pays où les élections représentent toujours des moments de forte mobilisation populaire, la présidentielle de 2027 s’inscrit déjà comme un rendez-vous politique central. La transparence du processus, la crédibilité des institutions électorales et la stabilité du climat sécuritaire constitueront des facteurs déterminants pour la confiance des électeurs.
À deux ans de l’échéance, le calendrier de l’INEC donne ainsi le signal de départ d’un long cycle politique, où se joueront les équilibres futurs du pouvoir au Nigeria, entre continuité, alternance et recomposition des forces politiques.
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