Le touriste français porté disparu depuis le mercredi 11 février dans la zone du Guelta de Bachikele, au nord-est du Tchad, a été retrouvé mort le vendredi 15 février au matin. L’information a été confirmée par plusieurs sources militaires et locales, puis relayée par Le Monde et Agence France-Presse.
Le corps de l’homme, âgé de 70 ans, a été découvert inerte et sévèrement déshydraté par les équipes de recherche déployées dans cette zone désertique, montagneuse et difficile d’accès. Il se trouvait à quelques kilomètres du campement touristique qu’il avait quitté seul, à pied.
Selon une déclaration du ministre tchadien de la Culture et du Tourisme à l’AFP, l’hypothèse d’une chute reste privilégiée, même si les circonstances exactes du décès n’ont pas encore fait l’objet d’un rapport officiel détaillé.
Originaire de Dijon, ce retraité se trouvait au Tchad dans le cadre d’un séjour touristique organisé à l’occasion du Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (Ficsa). Il faisait partie d’un groupe d’environ cinquante visiteurs, venus découvrir cette région saharienne réputée pour ses paysages minéraux, ses reliefs escarpés et ses sites naturels isolés.
Après un passage à Amdjarass, ville située près de la frontière soudanaise, le groupe avait quitté la zone urbaine pour une excursion de trois jours dans le désert tchadien. C’est au cours de cette phase du séjour que le septuagénaire s’était éloigné du campement, avant de disparaître dans un environnement particulièrement hostile, sans réseau, ni points de repère clairs.
Le voyage avait été organisé par l’agence française Point Afrique, spécialisée dans les circuits culturels et sahariens en Afrique. Une vaste opération de recherche avait été lancée après le signalement de la disparition, avec la mobilisation des forces locales et des guides de la région.
