lundi 16 février 2026

France : la solution cache d’Emmanuel Macron contre la haine en ligne

Lors de l’hommage rendu vendredi 13 février à Ilan Halimi, jeune homme juif séquestré et torturé à mort en 2006, le chef de l’État a proposé une mesure forte à l’encontre des élus coupables de propos ou d’actes racistes et antisémites.

« Je souhaite une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables d’actes et de propos antisémites, racistes et discriminatoires », a déclaré Emmanuel Macron depuis l’Élysée tout en appelant les responsables politiques à être « des sentinelles de la République ».

Le président a également déploré le caractère trop souvent « dérisoire » des sanctions prononcées dans ce type d’affaires. Il a annoncé la mise en place d’un « suivi précis des peines et des sanctions », confié au gouvernement et au Parlement, qui « travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes ».

« L’hydre antisémite » en hausse

Vingt ans après le meurtre d’Ilan Halimi, Emmanuel Macron a dressé un constat alarmé et a affirmé que la barbarie antisémite n’a pas reculé et qu’elle se renouvelle sans cesse. Il a pointé du doigt « l’hydre antisémite », qui s’immisce selon lui « dans chaque interstice » de la société, et s’en est pris à ses différentes déclinaisons à savoir : « l’antisémitisme islamiste », « celui d’extrême gauche » et « celui d’extrême droite ».

Le président a rappelé la forte hausse des actes antisémites depuis l’attentat du 7 octobre 2023, avec une multiplication par quatre entre 2023 et 2024, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. « Parce qu’on ne saurait effacer les Français juifs de la photo de famille de la République, parce que lorsque dans la patrie un juif est en danger, c’est la patrie elle-même qui est en danger », a-t-il justifié.

Emmanuel Macron a également promis d’exiger « des comptes aux grandes plateformes » et « des résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus haineux ». En cas de manquement, la France « activera le droit européen, qui prévoit des amendes significatives », a-t-il prévenu.

À l’issue de son discours, le chef de l’État a planté un chêne dans le jardin de l’Élysée, « symbole d’enracinement de la mémoire d’Ilan Halimi dans la République ».

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