Le bilan est alarmant. Depuis le 1er janvier 2026, 519 accidents de la circulation ont été recensés en Côte d’Ivoire. Ils ont causé 164 décès et 1 934 blessés. Soit une moyenne de quatre décès par jour. Face à cette hécatombe, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a annoncé ce lundi 17 février un renforcement des contrôles et l’application d’une politique de « tolérance zéro » contre les infractions majeures.
Sont particulièrement visés, le défaut de permis de conduire, l’absence de visite technique ou d’assurance, l’alcool au volant, la surcharge des véhicules de transport, le surnombre de passagers, le mauvais état des véhicules, l’absence de triangle de signalisation, le défaut d’éclairage, l’usage de pneus usés, ainsi que le non-port du casque pour les deux et trois-roues.
Les forces de l’ordre vont intensifier leurs contrôles sur l’ensemble du territoire, avec une attention particulière portée à ces infractions considérées comme les plus dangereuses.
Des inspections surprises dans les centres de visite technique.
Le ministère annonce également des missions d’inspection inopinées dans les centres de visite technique à travers le pays. L’objectif est de vérifier le respect des clauses d’agrément. « Tout centre ne respectant pas les clauses de son arrêté d’agrément sera immédiatement fermé », prévient le communiqué.
Des rencontres urgentes seront organisées avec les opérateurs de transport de gaz butane, d’hydrocarbures, de sable, de gravier, de béton et d’ordures ménagères, afin de les sensibiliser au strict respect des règles de sécurité routière.
Parallèlement, des campagnes de sensibilisation seront renforcées sur l’ensemble du territoire, en collaboration avec les autorités préfectorales, les médias et les acteurs du transport.
Le ministère invite les usagers à signaler tout manquement via la plateforme « Alerte Transport ». Les agents chargés du contrôle sont, quant à eux, appelés à veiller à l’application rigoureuse des mesures.
« La responsabilité et l’engagement de tous sont nécessaires pour garantir des routes plus sûres et une circulation apaisée », conclut le ministre, alors que la Côte d’Ivoire fait face ces dernières semaines à une hausse « préoccupante » des accidents, également constatée lors du Conseil national de sécurité du 12 février.
